Guinee/Célébration du 8 mars : les femmes plaident pour la mise en place d'une cour assise

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A l’image de leurs consœurs du monde, les femmes guinéennes ont célébré ce mardi 8 mars 2016, la fête internationale des femmes. C’est la salle des congrès du palais du peuple qui a abrité cet événement à Conakry.

Placée cette année sous le signe « Planète FIFTY FIFTY d’ici 2030, franchissons le pas pour l’égalité des sexes », des centaines de femmes venues des structures privées, publiques, ONG, de la société civile et autres ont fait le déplacement pour magnifier cette journée consacrée aux ‘’Femmes’’.

Le reporter de votre quotidien en ligne a rencontré certaines femmes qui ont accepté de livrer leurs sentiments.

Pour Dr Makalé Traoré,  présidente du Réseau des femmes et de la COFIG, la journée du 08 mars est une journée extrêmement importante. « C’est une journée qui permet de faire le plaidoyer, de dire aux femmes qu’elles ne doivent pas baisser les bras, qu’elles ne doivent pas baisser la tête et que leur courages doivent être quintuplés. Et pour ce qui est de la Guinée, les femmes ont été à la création de ce pays. Elles ont participé à son développement, elles font beaucoup pour préserver la paix dans le pays. Mais, il faudrait qu’elles redoublent d’effort parce qu’on a du travail à faire. C’est les femmes qui se lèvent tôt et se coucher tard. C’est elles qui supportent la famille et elles élèvent les enfants. Mais, c’est notre destination et nous devons avoir le courage de continuer. Cette année, nous aurions souhaité qu’elles soient placées sous le ‘’signe de la lutte contre les violences faite aux femmes’’ et nous avons l’intention de faire un fort plaidoyer pour qu’il ait une cour d’assise pour poursuivre les personnes qui  violent  des femmes en particulier sur les petites parce que ça dévient une épidémie chez nous. Nous allons faire un fort plaidoyer auprès du ministre de la justice pour qu’il ait cette assise afin de condamner les personnes qui violent les femmes. Cette affaire, il y a un silence démagogique là-dessus, il y a un silence hypocrite là-dessus. C’est vraiment un cri de cœur courage aux femmes de Guinée ».

De son côté, Sanaba Kaba, ministre de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance, cette journée est placée comme une journée de plaidoyer, une journée de sensibilisation mais surtout une journée d’interpellation des autorités de l’Etat, des institutions internationales sur les conditions de travail et de vie des femmes. « La déclaration d’aujourd’hui était de rendre hommage au président de la république, Pr Alpha Condé d’avoir dédié une seconde fois son mandat aux jeunes et aux femmes, mais surtout de l’avoir réalisé concrètement sur le terrain. Cette volonté politique qui se manifeste aujourd’hui par la création des mutuelles financières des femmes dans presque toutes les communes de la Guinée. En plus de ça, les acquis par rapport à l’autonomisation des femmes, par rapport au combat dans l’amélioration des conditions de vie des femmes à savoir : la gratuité de la césarienne, le combat au niveau des ministères sectoriels, les violences faites aux femmes qui sont très récurrentes et  très préoccupantes. Du côté de la population féminine, c’est de leur remercier pour leur forte mobilisation non seulement dans la réalisation des projets et des programmes que le département de l’action sociale conçoit avec les partenaires techniques et financiers, mais surtout leur forte mobilisation dans la célébration de cette journée unanimement pour venir dire ‘’ qu’elles sont satisfaites du Président de la république avec une distinction personnelle adressée au Président de la république, mais aussi des plaidoyers conçus et précis pour dire que malgré tous ces acquis, il y a des choses encore qui restent à faire ».

Parlant des plaidoyers à l’endroit du président de la république, elle précisera ceci : « C’est d’abord rendre la césarienne effective sur le terrain parce que si nous constatons dans le pays profond, il y a des femmes qui continuent de perdre la vie en donnant naissance ce qui est une injustice à l’endroit des femmes. Mais surtout l’adoption du code civile révisé depuis 4 ans et ce dossier se trouve dans les tiroirs jusqu’à présent il n’est pas passé à l’assemblée nationale. Comme nous nous assimilons vers la session des lois. C’est de dire au gouvernement que le temps est là et le moment est opportun pour déposer cette loi sur la table. Ce que nous voulons aujourd’hui, ce n’est pas la qualité de la beauté de la femme, nous voulons la concrétisation des ‘’ FIFTY FIFTY ‘’à l’horizon 2030 »,a exigé la ministre Sanaba Kaba

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