Santé : Lutte contre les MGFE/E, Quelles solutions ?

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Les mutilations génitales féminines dont l’excision est une pratique qui est devenu de nos jours un problème de société. Avec un taux national de prévalence de 97%, quelques services et ONG évoluant à Kindia, interrogées sur cette pratique néfaste se sont prononcées sur la question, notamment la situation de la pratique de ces MGF/E, le rôle qu’ils jouent pour leurs éradications ainsi que leur connaissance sur les textes de lois et règlements y afférent.

Cellou Sigon Diallo président du comité de lutte pour la protection de l’enfant à Kindia, a indiqué que sa structure a procédé du 31 décembre 2015 au  1er  janvier 2016 à des séances d’informations et de sensibilisations des communautés sur les MGF/E avec l’appui de l’USAID et de L’UNICEF dans les 33 quartiers et 17 districts de la commune urbaine. Cela a permis dit-on de réduire les grandes cérémonies rationnelles après l’excision.

Selon lui, les populations ont pris connaissance de l’existence des textes légaux au niveau de la justice et des forces de sécurité pour réprimer le phénomène.

A en croire, M. Diallo, son service réalise des enquêtes pour localiser, identifier et référer des cas de violations aux forces de sécurité. Il a également noté l’existence des textes de lois et les dispositions pénales pour agir dans les normes.

Pour sa part, Ibrahima Souaré, chef d’antenne de l’ONG aide à la famille africaine (AFA), a précisé : « malgré les multiples sensibilisations, les jeunes filles continuent à subir les MGF/E », affirme-t-il. Pour réduire la pratique de l’excision, son ONG adopte comme stratégie de lutte la restauration de 11 clefs et l’installation des 33 conseils villageois protection enfant et leur formation dans les communautés.

De son coté, Mohamed M’mah Camara, superviseur projet protection de Child Fund à Kindia, estime que pour réussir le combat contre les MGF/E, il faut accompagner dynamiser et prendre en charge les Conseils villageois de protection de l’enfant (CVPE). Il a ensuite insisté sur la multiplication des formations au niveau de tous les acteurs impliqués dans la lutte contre l’excision. Enfin, M. Camara attache du prix à la dénonciation des cas de violences basées sur le genre et à la justice de faire son travail.

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