Rapport final des Consultations nationales : Voici les recommandations de la CPRN

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La commission provisoire de réflexion sur la réconciliation nationale a remis officiellement au président de la République, le rapport final des consultations nationales. Ce document a porté sur l’enquête réalisée auprès des populations sur des violences enregistrées dans le pays. La cérémonie de remise a connu la présence de plusieurs cadres du pays notamment les institutions républicaines.

La Guinée n’a certes pas  connu de guerre civile, mais elle a traversée des moments douloureux marqués par de violations  des droits de l’Hommes.  Cela a entrainé une méfiance entre populations et institutions de la République. D’où l’initiative de la mise en place d’une commission provisoire de réflexion sur la réconciliation nationale, qui dans ses travaux de consultation a fait quelques  recommandation.

« L’engagement du gouvernement pour la mise en place des mécanismes de la justice de transition, qui répondent ainsi aux attentes formulées par les populations au cours des consultations nationales ; le gouvernement, les nations-unies et les autres partenaires techniques et financiers engagent des discussions urgentes en vue des recommandations formulées dans ce présent rapport, au niveau stratégique, programmatique et opérationnel ; la communauté internationale poursuit son appui au processus de réconciliation en Guinée, en assurant le financement nécessaire pour la mise en œuvre des recommandations ; intégré la prise en compte des besoins spécifiques des hommes et des femmes dans le mécanismes qui seront mis en place pour la réconciliation nationale en Guinée ; engager des réparations urgentes pour des cas de victimes ayant des besoins pressants, indique Monseigneur Vincent Koulibaly, co-président de la commission provisoire de réflexion sur la réconciliation nationale, dans le rapport final.

Pour donc rendre effective cette réconciliation, les co-présidents de la CPRN ont proposé la mise en place d’une commission de vérité qui prendra en compte des violations dont entre  autres : « assassinats, arrestations et détentions arbitraires, pillages des biens, actes de torture, destruction des infrastructures publiques et privées, coups et blessures graves, viols, exécutions sommaires, violences sexuelles, incendies des maisons, décisions judiciaires injustes, exécution des personnes par le feu, exil forcé, dévastation des champs et du bétail, dénonciation des victimes pour les faire tuer, spoliation des biens et des propriétés, conclut Vincent Koulibaly ».

Ce rapport final fait également cas de l’effectivité des  reformes  de la justice et de l’armée entamée par le gouvernement de la troisième République.

 

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