Justice : « Il ne faut pas avoir honte de le dire, ça ne va pas en matière de droit de l’homme en Guinée », dixit le Garde des Sceaux

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A l’occasion de la journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture, très remonté ce lundi, 27 juin à Conakry,  le ministre de la justice, garde des sceaux, Me Cheick Sacko, a dénoncé le visage de droits de l’homme en Guinée.

« Il ne faut pas avoir honte de le dire, ça ne va pas en matière de droit de l’homme en Guinée », dit-il, avant de renchérir  que l’histoire récente de la Guinée est notamment marquée par les violences graves, répétées et massive des droits, de fortes inégalités du genre et surtout par une culture de l’impunité. « Pourquoi avoir honte de le dire ? Quand ça ne marche pas, il faut le dire » a-t-il encore martelé.

Et d’ajouter, « il ne suffit pas de le dire, il faut faire un effort pour avancer. Il y a des pays où on ne dit rien. C’est le vase clos entre les citoyens du pays. Ça tourne en rond, rien ne bouge et les gens meurent petit à petit. Mais quand ça ne va pas, il faut le dire. Dans notre pays ça ne va pas en matière de droit de l’homme, il faut le dire. Pourquoi avoir honte ? Moi je suis membre du gouvernement mais je le dis.  Mais il ne faut pas croiser les bras. Donc il faut lutter pour que les choses avancent », a-t-il insisté.

Plus loin, Me Sacko persiste « Moi je ne cède pas aux pressions. Il faut que ce soit clair pour tout le monde. Je m’adresse aux deux blocs politiques. Je ne cède pas aux pressions. Le jour qu’on a plus besoin de moi, on va me remercier».

Pour terminer, le patron de garde des Sceaux a précisé ceci : « il faut que ce soit clair, dans tous les cas de figure, un acte de torture est prohibé, condamné jusqu’à la dernière ligne » a-t-il conclut Me Sacko.

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