Election du 20 mars prochain au Niger : Le syndrome Guinéen et Ivoirien ?

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La politique de gribouille, le syndrome du pays d’Alpha condé, le syndrome du pays d’Alassane Dramane Ouattara n’a pu prospérer dans le pays de hamani Diori et de seyni kountché. Il n’y a pas eu de coup K.-O au premier tour de la présidentielle au Niger, donc pas de chaos pour ce pays qui fait face à plusieurs contraintes notamment, la flambée du terrorisme. L’électorat n’a pas accordé le coup Kao à Mahamadou Issoufou.

Cependant, il a engrangé 48,41 pour cent des suffrages. Son challenger, le très célèbre prisonnier de filingué Hama amadou curieusement est arrivé 2è avec 17,79 pour cent des voix. Une élection à géométrie variable qui suscite polémiques et interrogations sur le continent et un véritable problème moral. Un problème qui taraude les esprits des nigériens, un problème qui divisent les dirigeants africains.

Un problème qui me pousse à poser cette question : Dans quel état d’esprit se trouve aujourd’hui Mahamadou Issoufou, le président nigérien qui, on le sait, a battu campagne en traversant le pays, pendant que son principal adversaire, celui avec qui il a formé une coalition pour devenir président en 2011 était et continue de croupir dans les geôles de Filingué.

Il n’a certes rien à voir dans cette affaire dite de trafic d’enfants entre le Niger et le Nigeria en 2014. On se souvient, Parmi les personnes interpelées la femme de Hama Amadou, alors président de l’Assemblée nationale. Lui-même Soupçonné de complicité de supposition d’enfants, Hama Amadou devient un problème à gérer.

Et L’assemblée nationale dans la foulée reçoit dikta une demande de levée d’immunité parlementaire. Un épisode relevé dans un rapport de l’Union interparlementaire du comité des droits de l’homme. Cette instance qui dépend de l’Onu a reconnu que cette levée d’immunité est irrégulière.

Politiquement, Hama Amadou a été anéanti avec son éloignement de la scène politique et pour une affaire dans laquelle Il n’y a jamais eu de plaignants, de victimes, puis qu’aucune plainte n’a été déposée ni au Niger ni au Nigéria.

S’agissant du feuilleton électoral du 20 Mars prochain, la Justice nigérienne va- t- elle accorder une liberté provisoire à Hama Amadou, le temps de lui permettre d’affronter politiquement Mahamadou Issoufou ? Rien n’est moins sure. Mais l’opposition qui a mordu la poussière vient de mettre le pied dans le plat de la majorité.

La coalition de l’opposition nigérienne soutenant Hama Amadou s’est retirée et à jamais du processus électoral. Un retrait à la guinéenne. Ce bloc politique de la présidentielle de 2016 réclame la libération de l’adversaire du président Issoufou. Reste à savoir si ce calcul politique est en faveur de la vérité démocratique.

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