Dr Makale Traoré sur l’accord politique du 12 octobre : « désigner les chefs de quartier ce n’est pas une erreur mais c’est une faute »

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Après la signature de l’accord politique du 12 Octobre dernier, plusieurs voix se sont levées pour critiquer son contenu. Invitée dans l’émission les ‘’Grandes Gueules ‘’, ce jeudi 17 novembre, l’ancienne ministre de la fonction Publique et actuelle présidente de la Coalition des Femmes et Filles de Guinée (COFFIG), Dr Makalé Traoré a longuement critiqué le mode de désignation des chefs de quartier, prévu dans l’accord politique signé par la mouvance et certains partis d’opposition. Selon elle, « désigner les chefs de quartier ce n’est pas une erreur, mais c’est une faute ».


L’ancienne directrice de campagne d’Alpha Condé, actuelle présidente de la Coalition des Femmes et Filles de Guinée (COFFIG) l’ancienne ministre de la fonction Publique renchérit en disant ceci: « Nous avons constaté qu’il y a un problème particulier dans ce pays, c’est l’ethnocentrisme, la division et la haine. Et que le premier objectif de la COFFIG, c’est de montrer aux guinéens qu’on peut appartenir à des mouvements politiques différents ou à des ethnies différentes et travailler ensemble ».

Dr Makalé Traoré a ensuite donné une alerte liée à l’expérience de terrain, « nous avons à travers la ‘’Case de Veille’ qui est fondée sur l’alerte précoce et la réponse rapide. Nous avons animé en 2013 et 2015 pour les élections législatives et présidentielles. Pendant sept mois, nous avons enregistré 3806 alertes confligènes sur le terrain ».

S’exprimant toujours sur l’accord politique, l’ancienne ministre de la fonction publique a fait savoir, « On a tiré une leçon qui est extrêmement importante aujourd’hui par rapport aux accords. Ce que 90% de ses situations conflictuelles ont pour origine des conflits intra et intercommunautaires mal résolus ou non résolus. Et que les communautés à la base diront que, c’est mal résolu parce que nos responsables ne sont pas élus. L’élection des responsables de proximité demande une forte implication de nos populations. Donc, ‘’les désigner ce n’est pas une erreur mais c’est une faute ‘’. Il faut que nos décideurs entendent cela », a-t-elle soutenu.

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