« Je demande aux membres d’arrêter les missions non fondées qui n’ont pas de place dans le développement de notre pays », dixit Ibrahima Sory Camara, administrateur civil et assistant du ministre de la Fonction Publique.

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Après une formation en Chine, dans le cadre d’un séminaire sur la gestion des ressources humaines et la protection sociale pour les pays d’Afrique Francophone 2015-2016, Ibrahima Sory Camara, l’assistant du ministre de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et de la modernisation de l’administration, a accordé une interview à bâton rompu à notre reporter pour faire le point de cette rencontre. Lisez…

Bonjour M. Camara ! 

Vous avez participé à un séminaire organisé par le Ministère du Commerce de la Chine, dites-nous quel était l’objectif de cette rencontre ?

J’étais en Chine dans le cadre d’un séminaire sur la gestion des ressources humaines et la protection sociale pour les pays d’Afrique Francophone 2015-2016, il y a de cela 21jours. L’Objectif de cette rencontre était de renforcer la coopération Chino-Africaine en général mais en particulier Chino-Guinéenne dans le cadre de l’accompagnement ou d’échange des perspectives et l’expérience au sein de la gestion des ressources humaines.

Peut-on savoir de quoi a- t-il été question lors des débats ?  

Les débats se sont accentués non seulement à la clarification de la place de la mission du personnel dans l’administration publique mais aussi leurs prises en charge de la protection sociale. Parce qu’il est mieux de copier chez les autres pour bien améliorer son model. Parce que tout le monde sait que le model Chinois est une bonne référence en matière de prévoyance sociale.

Après cette formation que vous venez de bénéficier, dites-nous que peut-on s’entendre de vous ?

Cette formation a été une large ouverture pour moi dans le cadre professionnel mais  au point de vue relationnelle. Parce que tous les pays de l’Afrique francophone étaient représentés, cela m’a permis de savoir comment  gérer la gestion des ressources humaines dans l’administration publique. Je me suis focalisé pour savoir comment la Chine s’est développée du point de vue historique à des périodes pénibles qu’ils ont traversé. Il faut reconnaitre que la Chine sait laisser du luxe pour se donner au travail. Et la Chine ne s’est pas développée derrière les chinois. Il serait mieux qu’on se mette à la tâche pour mieux développer notre pays comme l’on fait les chinois.

Quelle va être les retombées de ce séminaire pour la Guinée ?

Il est de mon devoir de procéder à une restitution détaillée et avec preuve pour les faire savoir pour que ce pays se développe, il faut qu’on copie le modèle chinois. Le modèle chinois est aujourd’hui le seul avantage et atout pour la Guinée de sortir de l’ornière. Pour encore  développer notre pays,  il faut qu’on fait fasse à la formation professionnelle.

Quelle  stratégie pour pérenniser  cela à la future génération ?

Pour pérenniser cela à la future génération, il doit avoir question non seulement de respecter les conventions de coopération entre l’Afrique et la Chine mais en particulier  entre la Guinée et la Chine.

  Et comme on n’aime le dire que l’avenir de notre pays se trouve sur les épaules de la jeunesse alors, il est temps de donner la voix  à cette  jeunesse. Je demande au gouvernement de procéder à un envoi de la jeunesse pour apprendre chez les autres et cela va contribuer au développement de notre pays.

Quel est votre message ?

Je lance un appel particulier au gouvernement de donner la chance au jeune de partir apprendre ce qui se passe chez les autres, d’arrêter les missions non fondées qui n’ont pas de restitution et qui n’ont pas de place dans le développement de notre pays. Ils font des missions qui coûtent chers à l’Etat qui n’a aucun fondement. Généralement, même s’il y a des gens qui viennent, le thème n’est pas conforme à leurs âges. Une fois dans la salle de formation,  ils ne font que dormir. Je demande à l’Etat de procéder à l’enseignement professionnel dans le cadre de reconstruction de ce pays.

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