USA:projet de destitution de Trump

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Donald Trump a admis avoir encouragé Volodymyr Zelensky à mener une enquête. Mais il nie avoir exercé des pressions. Lundi, pourtant, le Washington Post affirmait qu’il avait demandé à ses conseillers de bloquer l’aide militaire de 400 millions de dollars à destination de l’Ukraine quelques jours avant le coup de fil. Le président américain s’est justifié en disant qu’il avait stoppé l’aide en attendant que d’autres pays participent à l’effort. Rudy Giuliani, son avocat, a également reconnu que lui-même avait fait pression sur des responsables ukrainiens pour qu’ils enquêtent sur les Biden.

Ces révélations ont fait l’effet d’une bombe et ont convaincu dans les 48 dernières heures nombre d’élus démocrates peu partants jusque-là de soutenir la procédure de destitution. « Il arrive un temps où vous devez… agir pour protéger et préserver l’intégrité de notre nation », a déclaré en pleine chambre John Lewis, un congressman noir très respecté. « L’idée qu’un président en exercice utilise l’aide militaire des États-Unis pour faire pression et potentiellement extorquer au président d’un autre pays des informations calomnieuses sur un adversaire politique dépasse les bornes », a déclaré Elissa Slotkin, élue du

Confrontée à ce tollé massif et au refus de Donald Trump de communiquer la plainte du lanceur d’alerte au Congrès, malgré le fait que la loi l’y oblige, Nancy Pelosi n’avait pas vraiment le choix. Près de 200 démocrates de la Chambre, soit plus des trois quarts des effectifs démocrates, soutiennent le lancement d’une procédure d’impeachment et le nombre n’a cessé d’augmenter ces dernières heures.

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