RDC : l’ONU demande un rapport sur les mesures prises pour organiser des élections libres et équitables

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Un an ; c’est le délai donné à la république démocratique du Congo jeudi par le Comité des droits de l’homme des Nations unies pour faire un rapport sur les mesures prises pour organiser des élections libres et équitables et pour assainir son bilan en matière de droits de l’homme.

Le Comité de surveillance des Nations Unies, dont les 18 experts indépendants contrôlent le respect par les pays d’un traité mondial sur les droits de l’homme, a déclaré que le Congo devrait fournir une explication avant le 10 novembre 2018 plutôt qu’après quatre ans.

Le Congo devrait “coopérer avec toutes les parties prenantes pour établir un calendrier électoral convenu pour la tenue d’élections libres, pacifiques et honnêtes dès que possible”, a indiqué la commission dans son rapport sur le pays d’Afrique centrale.

Un calendrier électoral contesté par l’opposition

La commission électorale congolaise a annoncé dimanche que l’élection au pays du président Joseph Kabila, initialement prévue pour fin 2016 et retardée à plusieurs reprises, aurait finalement lieu le 23 décembre 2018.

 

Promouvoir la justice

Le rapport du comité de l’ONU a également déclaré que le gouvernement de Kabila devrait mettre fin à l’intimidation et aux violations des droits de l’homme contre les candidats de l’opposition, et veiller à ce qu’ils soient protégés.

Le gouvernement devrait prendre des mesures pour sensibiliser les juges, et les fonctionnaires publics aux droits garantis par le traité des Nations Unies, a-t-il dit, en énumérant des lacunes telles que le mauvais traitement des femmes et des minorités autochtones, la torture, les exécutions extrajudiciaires, le travail des enfants et la détention arbitraire.

La violence sexuelle était persistante à la fois dans les zones de paix et dans les zones de conflit, où elle était utilisée comme une arme de guerre par les groupes armés et par les soldats congolais, a indiqué le comité.

Il était particulièrement préoccupé par la situation dans la région du Kasaï, où les Nations Unies ont déclaré qu’une milice rebelle composée en grande partie d’enfants avait été confrontée à une milice soupçonnée d’une campagne de massacres ethniques et de viols.

Les Nations Unies ont mis en place une mission  pour enquêter sur les atrocités du Kasaï, bien que le gouvernement ait insisté sur le fait que le système judiciaire congolais était responsable. Le comité a reconnu les violations des droits de l’homme isolées dans le conflit du Kasaï et d’autres zones de conflit, mais il nie que ses troupes utilisent systématiquement une force disproportionnée.

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